Notre positionnement

Clic Docteur propose une solution alternative aux outils existants de prises de rendez-vous par Internet en protégeant au maximum les données personnelles pour le respect de la vie privée et du secret médical. Cette solution a été pensée avec un médecin pour mieux répondre aux besoins spécifiques de cette profession.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des prestataires de service qui répondons de façon spécifique à nos clients pour leur proposer des solutions sur mesure correspondant à leurs besoins.

De formations ÉDITORIALE, SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE, nous sommes sensibles à l’internet citoyen et éthique et préoccupés par l’utilisation qui est faite des données personnelles sur internet ainsi que par le profilage des individus. Nous ne sommes pas intéressés par la conception de plateformes de mises en relations B2C et souhaitons répondre réellement au besoin de prise de rendez-vous par internet.

L’idée de développer cette application de prise de rendez-vous en ligne est partie de la demande d’un médecin généraliste qui souhaitait être déchargé de cette tâche pour ne plus être dérangé en consultation. A la lecture des conditions générales des solutions existantes, nous nous sommes rendus compte qu’il n’existe pas d’offre déontologique car la plupart des grands éditeurs développant des plateformes déclarent utiliser les données personnelles des patients à des fins marketing ce qui ne nous paraît pas normal. Nous nous sommes donc associés pour réfléchir à une application proposant uniquement de la prise de rendez-vous sur un site personnel. Nous nous engageons à ne pas utiliser les données personnelles de quelque façon que ce soit.

Pourquoi sommes-nous soucieux ?

Les plateformes entretiennent le flou sur la distinction données personnelles et données de santé

Lorsqu’un patient saisit ses informations pour prendre un rendez-vous (à minima son nom, prénom, e-mail, mais aussi son sexe, sa date de naissance, son téléphone), celles-ci sont enregistrées sur un serveur et constituent des données personnelles, qui doivent faire l’objet d’une déclaration à la CNIL. Si ces données personnelles sont associées à la prise de rendez-vous avec un professionnel de santé, elles deviennent des données de santé, sensibles dont l’utilisation est très réglementée. Mais si l’on dissocie ces données de la prise de rendez-vous, elles restent de simple données personnelles, non sensibles, qui ne sont plus soumises à la même législation.

Nous avons constaté que les plateformes jouent sur l’ambiguïté entre ces deux types de données et qu’elles entretiennent le flou, pour ne pas déclarer clairement leurs intentions d’exploitations commerciales :

+ voir cet extrait sur twitter >

Ni les médecins, ni les patients ne sont clairement informés, à moins de lire les conditions générales d’utilisation, que les données personnelles pourraient être exploitées commercialement. De plus, le patient est obligé d’accepter ces conditions pour prendre rendez-vous ce qui pose un problème de choix et donc un problème déontologique.

Les données personnelles qualifiées de nouveau pétrole

La question de l’utilisation des données personnelles constitue un des grands enjeux des années à venir dans le numérique. En effet, l’exploitation des données personnelles est une source de revenu importante et on considère même ces données comme le nouveau pétrole :

+ Émission France Inter : Nos données personnelles sont-elles le nouveau pétrole ? >

Au vu des montants engagés actuellement par les plateformes, et des investisseurs que l’on retrouve derrière, il est probable que la prise de rendez-vous par internet ne soit pas l’unique raison du développement de ces plateformes. D’ailleurs, à la lecture des conditions générales d’utilisation, on comprend que les informations personnelles collectées au moment de la création de comptes servent également à constituer des fichiers clients dans le but d’une exploitation commerciale qui pourrait se traduire au mieux par du démarchage pour des applications (para)médicales.

Accélération du développement d’un secteur e-santé marchand

Actuellement, on assiste à un essor très important du secteur de l’e-santé marchand, qui comme le souligne le Conseil de l’Ordre des Médecin dans son article  Télémédecine et autres prestations électroniques, échappe à l’aval et à la compétence des professionnels de santé :

« Le CNOM observe une tendance accélérée vers « l’ubérisation de la santé », par des offres en ligne qui correspondent à du commerce électronique non régulé et qui tendent à réduire la pratique médicale à une simple prestation électronique moyennant rétribution, via des plateformes du secteur marchand. »

Plus généralement, cette question des données s’intègre dans la problématique du « Big data ». Dans le domaine de la santé, cela représente des espoirs de progrès très importants, en même temps que de réels dangers car notre état de santé sera scruté en permanence et dans ses moindres détails. Une bonne synthèse sur « ce que préparent les géants du numérique », lors de l’émission « Secret d’infos » sur France Inter, le 10 septembre 2016 :

+ Santé : ce que préparent les géants du numérique >

Un partenariat très suspect

Même si elles sont dans un environnement sécurisé, les plateformes ont accès aux données et peuvent les consulter. D’ailleurs, une étude a déjà été publiée par une plateforme de prise de RDV qui a analysé les données récoltées. Il vaut donc mieux éviter toute plateforme ayant un lien avec une assurance qui aurait accès à des informations potentiellement intéressantes pour elle, comme c’est le cas de Mon Docteur et CNP Assurances.

La dérive est effectivement le chantage à l’assurance comme évoqué dans cet extrait issu d’un article de Numérama :

« Parmi ceux qui ont le plus d’intérêts à acheter les données personnelles stockées et vendues par les géants de l’informatique grand public figurent en première ligne les assurances santé, qui disposent grâce aux technologies de médecine personnalisée d’une base d’informations sans précédent sur les comportements individuels des clients qu’ils doivent assurer, et qu’elles ont donc intérêt à influencer par une forme de chantage à l’assurance. »